Horreur

Cujo, Stephen King

Titre : Cujo          Auteur : Stephen King          Édition : Le Livre de Poche          Genre : Horreur          Nombre de pages : 443 pages

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Cujo est un saint-bernard de cent kilos, le meilleur ami de Brett Camber, un gamin de dix ans. Un jour, Cujo chasse un lapin qui se réfugie dans une sorte de petite grotte souterraine habitée par des chauves-souris. Ce qui va arriver à Cujo et à ceux qui auront le malheur de l’approcher constitue le sujet du roman le plus terrifiant que Stephen King ait jamais écrit. Brett et ses parents, leur voisin Vic Trenton et sa femme Donna -un couple en crise-, Tad leur petit garçon en proie depuis des semaines à des terreurs nocturnes : tous vont être précipités dans un véritable typhon d’épouvante, un cauchemar nommé Cujo…
Publié il y a plus de trente ans, Cujo reste une des œuvres majeures de Stephen King, et un classique de l’épouvante.

Pourquoi Cujo ? car il me l’a été chaudement recommandé par des amis également fan du King et pour être honnête j’ai eu un peu de mal à rentrer dedans, j’ai trouvé le début un peu long à démarrer. Pour moi le livre commence réellement au milieu du livre lorsque Donna et son jeune fils Tad se retrouvent coincés dans leur voiture en panne dans un garage, en plein été de canicule, avec pour gardien un énorme chien St-Bernard, enragé … Un huis-clos angoissant et palpitant commence alors…

Concernant les intrigues annexes, j’ai trouvé qu’elles n’étaient pas du tout justifiées, intéressantes à la base mais pas assez développées à mon sens : pourquoi les commencer finalement ?

Malgré tout, étant une Brigitte Bardot en puissance je n’ai pas pu m’empêcher de ressentir de la compassion pour Cujo : de base il n’est pas mauvais, mais contaminé par le virus de la rage. Ici King fait d’un élément du quotidien un sujet de terreur et c’est le fait que ce soit si réaliste qui fait peur. Et bien-sur (spoiler!!!) pas de happy-end à la fin.

Pour conclure, je suis assez mitigée concernant ce livre : une première moitié longue à démarrer, mais une seconde parfaitement réussie avec de l’angoisse, du suspens et de la terreur !

Ma note pour ce livre :  2,75/5.

(N’hésitez pas à me dire vos impressions si vous avez également lu ce livre, je serais heureuse d’avoir d’autres avis!)

Une réflexion au sujet de « Cujo, Stephen King »

  1. Bonjour,
    Je constate que tu as été déçue par la majeure partie de ce roman car les intrigues que tu qualifies d’annexes ne sont pas justifiées.
    J’avais lu une première fois ce roman lorsque j’étais pré-adolescent et autant dire que – comme toi – j’étais passé à côté de plus de 50% du récit. Mais cette histoire m’avait beaucoup marqué car j’y subodorais quelque chose sur quoi je ne parvenais pas à mettre le doigt… Je n’ai compris tout ça qu’après l’avoir relu le roman et avoir vu le film.
    A mon avis, le récit de Cujo doit être analysé à la lueur de ce « cher » fond judéo-chrétien qui caractérise nos sociétés occidentales et surtout les Etats-Unis.
    Il s’agit avant tout de culpabilité et d’expiation dans cette histoire (oui, je sais, ce sont des grands mots vus comme ça, mais faut pas se laisser effrayer  ).
    Donna n’a pas la conscience tranquille du fait de sa relation adultérine. La seconde partie du roman où elle est coincée avec son fils dans la voiture n’est rien d’autre qu’une métaphore, une sorte de chemin de croix au cours de laquelle elle est confrontée à ses démons qui prennent la forme de Cujo. L’acte d’adultère dont elle semble avoir tiré plaisir et qu’elle regrette au début du récit, font qu’elle éprouve un fort sentiment de culpabilité non seulement vis-à-vis de la Vertu et de la Morale (religieuse), mais surtout à l’égard de son mari et de son fils.
    La mauvaise conscience de Donna est perçue de façon métaphorique (le monstre du placard) sous forme d’angoisses nocturnes par son fils qui semble être très sensible aux soucis conjugaux de ses parents (les enfants perçoivent toujours les non-dits de leurs parents, même s’ils cherchent à les leur cacher, n’importe quel pédiatre te le dira).
    C’est pourquoi Donna et son fils affrontent ensemble ce même « démon ». Et dans tout récit d’expiation, cela débouche sur un sacrifice pour que le problème soit résolu (d’où la toute fin du roman – que les producteurs hollywoodiens se sont abstenus de respecter dans l’adaptation cinéma). Stephen King raconte lui-même qu’il avait – à l’époque de la sortie du roman – fait l’objet de lettres d’insultes et de menaces pour avoir écrit une fin aussi noire.
    Voilà pour mon interprétation qui – je le reconnais – est fortement influencée par la religion et la psychanalyse (c’est très freudien tout ça en fait !), mais cela va peut-être t’aider à mieux appréhender cette lecture qui semble t’avoir laissée sur ta faim.

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